Des hectares en chantier
 
Tout est remué, planté, et les murs sont remontés
 
   

D'abord un gros trou...

  Pour planter les 6254 mètres du parcours originel, on aura remué quelque 600 000 m3 de terre, mis en place un réseau informatisé d’arrosage automatique alimenté par l’eau du lac filtrée et mise sous pression, planté 5 000 m2 de reboisement, sans compter les nombreux aménagements intervenus entre greens et départs. On aura aussi découvert un banc de 30 000 m3 de sable et de limon à l’état pur, étendus depuis sur dix fairways.


Il y avait encore loin de la coupe aux lèvres...

  A sa place, l’étang du no 16 durcit depuis un trou splendide, dessiné tout autrement avant sa construction. On aura enfin semé les tees, les fairways et les greens de «penncross», les roughs de «rye grass», fétuque et «Kentucky blue grass», de «Scottish bromus» et de «rye grass» les zones de rough profond qui, à la demande, peuvent étager le challenge offert par le parcours quand on en autorise la pousse.

  Et le 29 août 1987, la Villa Prangins change définitivement de destinée pour enfin devenir le Golf Club du Domaine Impérial. Avec des fourmis au bout des clubs encore sagement rangés dans leurs sacs, les 600 Membres de l’époque sont pratiquement tous là, avides de voir comment la Villa Prangins a été habillée, sachant qu’une fois leur coupe de champagne levée à l’avenir de leur club, ils pourront enfin taper des balles... au practice, le parcours n’étant pas encore vraiment jouable. Il ne le sera, en partie, qu’au printemps suivant.


Un dur chantier, mais mené avec respect

  Aussi s’engouffrent-ils dans la belle demeure pour découvrir l’incroyable travail effectué pour faire d’une ruine sublime un club-House remarquable. Tout le monde vient de comprendre l’intérêt de la création du club à cet endroit. Reste à y frapper la balle inaugurale au tee no 1. Il faut un champion d’une belle trempe pour cette jolie tâche et le début de l’étalonnage d’un parcours qui étonne déjà par la récente découverte de ses subtiles difficultés.


A la fin de la journée, Ballesteros devint Seve...

  Severiano Ballesteros va être celui-là le 8 mai 1988. Il affiche un sourire éblouissant pour tout le monde, la main infatigable pour les autographes. Puis le grip admirablement posé sur ses bois, d’un geste limpide, sans effort, naturel, il baptise officiellement le premier par 5 du Domaine Impérial en prenant son green en deux coups. La suite, tous les clubs de votre sac vous l’ont depuis enseignée.

   
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