En août 1975, l'idée du golf commence à germer, une jolie solution évitant aux 108 hectares contrôlés par Victor Morf de tomber dans l'escarcelle d'être morcelés au détriment de tous et, plus particulièrement de la population glandoise qui n'aurait plus eu accès au lac.
Gland et Prangins donnent un accord de principe au plan d'extension partiel proposé d'une superficie de 138 hectares, réunissant des parcelles appartenant à MM. Victor Morf, Peter Notz, Gunther Sachs, à l'hoirie Ganzelmayr et à la Confédération (la ligne de fortification). Une conférence, la première d'une longue série, se tient le 20 mars 1976, réunissant les deux municipalités, les services de l'Etat, la Ligue Vaudoise de Protection de la nature (LVPN), les Commissions (Fédérale et Cantonale) de protection de la nature et du paysage, la Commission Fédérale des Forêts.
 Quand les balles n'y volaient pas encore
Quel beau projet, disent-ils, mais les réserves pleuvent. Jusqu'à la création en 1977 de la SA de Promotion et de Gestion du Domaine Impérial réunissant MM. Morf, Zimmermann et Soupart, avec l'apport (un peu plus tard) d'un noyau d'entrepreneurs venus des cantons de Vaud et de Genève pour mener à bien de difficiles négociations, pas moins de sept projets seront déposés pour faire face aux points de vue contradictoires, des uns ou des autres. Un plan directeur de l'aménagement des rives du lac est émis, tenant compte du plan d'extension de la Villa Prangins. En 1978, d'autres études sont conduites (aménagements routiers, distribution de l'eau potable, épuration des eaux usées, etc.). Alors que le projet prévoyait quatre zones de construction, on le réduit à une seule et de 30 000 m2 de déboisement nécessaire, on en autorise que 3 000, avec un reboisement de compensation de 5 000 m2, moyennant la mise à disposition communale d'une parcelle le long de la Promenthouse. Mais la zone de détente publique au bord du lac est portée à 35 000 m2, elle…
Jusqu'à 1982/83, le routing du parcours avait déjà vu les interventions des architectes Thomas et Alliss, Mancinelli et Baker, avec la particularité d'un club-house, tout neuf, planté entre les Nos 16 et 17 actuels, puisque les 60 000 m2 de terrain, comprenant et entourant le château et ses dépendances, ne faisaient pas partie du plan de masse soumis à l'enquête de l'été 1980.
En 1982, une promesse de vente est signée pour l'acquisition de cette grande parcelle, avec, comme effet corollaire, la mutation du château en club-house. Officiellement, tout était presque à refaire. Malgré les oppositions, dont celles habituelles de la LVPN, et à la suite de deux nouvelles enquêtes publiques en 1981 et 1982, les Conseils Communaux de Gland et de Prangins adoptaient définitivement le plan d'extension en 1983. Quelques amendements notoires y étaient portés, comme la création d'un passage pour piétons, vélos et poussettes vers l'entrée extérieure du Domaine Impérial, financée par les promoteurs, l'obligation de finir le parcours avant la 1e construction, l'exigence d'importantes cautions bancaires liées à la construction de locaux scolaires ou aux équipements des parcelles, la mise à disposition d'un chemin piétonnier de la Route Suisse à la plage de Promenthoux, etc. Adoption définitive, pensait-on.
Que nenni! Le 24 décembre 1983, la LVPN déposait une nouvelle requête en annulation des décisions communales, retardant une fois encore le début des travaux. Après une nouvelle visite d'inspection le 5 mai 1984, de nombreuses autres discussions et négociations, le plan d'extension était enfin ratifié par le Conseil d'Etat Vaudois dans sa séance du 5 octobre 1984. Près d'une année plus tard, le 14 octobre 1985, permis de construire enfin obtenu, le vrai premier coup de pioche était donné. Une autre aventure commençait. |