Sans se faire, ni plus beau, ni plus important qu’il n’est, le club-house du Domaine Impérial reste tout de même une fort belle réussite à tous égards. Sous l’égide des aigles napoléoniens qui planent au-dessus de son entrée, il était sans doute écrit que l’avenir de cette propriété ne pourrait que passer par une nouvelle phase de qualité, à la façon de la plupart de celles qui ont marqué l’existence de la famille impériale. Cela ne laisse pas le public insensible.
 Le restaurant
Ainsi l’ancienne demeure du Prince Jérôme Napoléon, celle qui a aussi abrité le début de la retraite du Kaiser Karl, attire toujours autant de curieux. Les bateaux du Léman se laissent gentiment dériver devant sa belle terrasse pour en prendre la photo et comprendre ce qui s’y passe. Et le visiteur ne se lasse pas de croiser d’un salon à l’autre, comme pour s’imprégner de tout ce que ces murs auraient à raconter, des parties de tarot de la Princesse Clothilde à celles du syndicat du club toujours disputées jusqu’au 19e trou.
Dès qu’ils garent leurs voitures près du club-house, les membres comme les visiteurs s’inventent mille bonnes raisons de prolonger leur séjour. Ceux qui sont venus jouer au golf, prendre un cours, accompagner un junior, trouvent toujours l’ami, le partenaire, le directeur, avec lesquels refaire le monde au bar ou au pro-shop. D’autres, séduits par la carte du restaurant, font durer le plaisir longtemps après le café, le cigare et le pousse-café, histoire de savourer un long moment de qualité avant qu’une partie de bridge ou de backgammon ne leur fassent oublier, une fois de plus, l’heure qui semble souvent s’arrêter de tourner au Domaine Impérial.
Disposer de 18 trous de qualité pour se livrer aux joies du golf, c’est bien. Les savourer avec un enjeu au bout, cela va de soi et c’est encore bien meilleur. Pour le sport... Pour le cœur... Depuis sa création, le Domaine Impérial est le théâtre de nombreux tournois de qualité, points d’ancrage de la vie de l’Association Suisse de Golf. Leurs palmarès et les champions qui s’y sont illustrés lui ont donné une bonne partie de ses lettres de noblesse. |